dimanche 26 octobre 2008

Et la soirée vola en éclats...

Dans la lignée de premiers faits d'armes et prises de contact avec Grenoble, nous nous devions de tester le potentiel de notre appartement où, somme toute, nous n'avions pas encore festoyé jusqu'ici. Ceci fut fait jeudi dernier, un peu à l'improviste il faut bien le dire. Alors que nous revenions de courses salutaires (le frigo se faisait bien vide...), nous fûmes surpris par des bières agrémentées de Picon, précédant de peu l'arrivée des amis d'Alex, notre colocataire. S'en suivit une soirée posée, sage à ses débuts, où l'essentiel de notre nourriture fut liquide. Il s'agissait en principe d'un apéritif, mais, grisés par l'alcool, les amis d'Alex restèrent plus longtemps que prévu et nous dûmes sortir des flacons.


Armagnac, vodka et pastis disputaient la vedette au russe blanc, tandis que le martini s'avouait vaincu, succombant à une charge de Gromyko. Les prémices d'une fin apocalyptique purent alors poindre: pour un motif encore indéterminé, Toby et Gromy entamèrent un féroce pas de danse au cours d'une lutte sans merci dont ils se relevèrent meurtris, l'un le coude en sang, l'autre les doigts griffés. La principale victime de l'affrontement fut cependant l'armoire de Gromyko, dont la porte se déboita.



Après une visite à l'étage inférieur, où Toby expliqua qu'il étudiait les nanotechnologies afin de découvrir une nanobombe pour détruire la planète, nos hôtes prirent congé, de même que Gromy, qui tenta d'aller se coucher. C'était peine perdue: notre éthylique détermination à le faire chier se traduisit par une irruption dans sa chambre, et le jet de multiples objets sur son lit. Après s'être barricadé, il espéra un temps jouir enfin d'un repos bien mérité.


Et c'est alors que, tandis que que sa porte n'allait pas tarder à céder sous nos coups de boutoir forcenés, le drame se produisit: la baie vitrée de la porte du couloir attenante vola en éclats sous la pression de mon postérieur, et, après une visite de rigueur de nos voisins d'en face et d'en dessous, la soirée s'acheva piteusement dans une œuvre de nettoyage qui promettait déjà un lendemain difficile...

vendredi 24 octobre 2008

CIV2 le jeu chronophage

Datant de 1996, Civilisation 2 (CIV2)est un jeu de stratégie fort complet que m'a fait découvrir Thomas Platt et qui ressemble à peu près à ça.



De fait malgré ses graphismes désuets, CIV2 crée une véritable addiction. Ainsi avec Thomas nous avons fait une partie multijoueur à deux donc une partie bijoueur, qui nous a tenu en haleine toute une soirée avant que je ne jette l'éponge. Choix judicieux puisque Thomas s'apprêtait à me détruire avec zèle.

Je me suis ensuite lancé dans une carte solo que j'ai également abandonné car le jeu m'angoissait. Difficile à expliquer pourquoi mais plus je jouais plus l'ambiance devenait angoissante. Depuis j'espère tenir le plus longtemps possible avant de retomber dans cette drogue infernale.

lundi 20 octobre 2008

Incident au Kebab

Un midi, je décide de passer à la boulangerie près de chez nous pour acheter un sandwich juste avant d'aller en cours. Je pénètre dans la-dite boulangerie et commande de suite un sandwich kebab. Le boulanger part préparer mon sandwich dans son arrière cuisine et en a peut-être également profiter pour secouer les nouilles mais l'histoire n'en dit pas plus.

Quoiqu'il en soit, je reste discuter avec sa fille, actuellement en CE2. Je vous laisse imaginer la puissance intellectuelle de notre conversation. Puis peu de temps après le chef revient avec mon sandwich et s'ensuit alors la conversation qui est l'objet de cet article:

Boulanger: Voilà votre sandwich et désolé pour l'attente.
Moi, grand prince: Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas si pressé (ce qui était par ailleurs faux).
Boulanger: J'ai préféré bien cuire la viande parce que comme ça c'est meilleur.
Moi: En effet.
La fille: Bah oui parce que c'est de la viande surgelée alors ils faut plus de temps pour la cuire...
Léger silence pendant lequel le boulanger feint l'indifférence.

Epilogue

Le sandwich était très bon et peu cher (3,50€). Fin de l'épilogue.

samedi 18 octobre 2008

Premiers baisers

2 ans après vous avoir conté les aventures pourtant inénarrables de deux gros cons en Bavière pour ce qui fut un succès d'édition jamais démenti, nos enquêteurs se sont promis de vous plonger dans une nouvelle aventure pour le moins rocambolesque... après avoir sondé le puits sans fond de la connerie humaine, après avoir vécu les affres de matraques brandies par quelque voisin énervé, l'équipe éditoriale s'est retrouvée éparpillée aux quatre coins de l'Europe: qui à Wroclaw, qui à Grenoble... Grenoble, charmante cité expérimentée par les gros cons voici un an et demi, au terme d'un voyage en stop que l'on devine mémorable. Grenoble aussi, premier haut lieu de l'action subversive de l'IEPRBDCH... Et c'est là que, sous une nouvelle association, la lutte continue... pour accompagner un de vos fidèles serviteurs, déjà connu du grand public, il fallait un être d'exception, un de ceux qui, les ailes déployées, sont à mille lieues des putasseries de la banalité ordinaire. Un de ces êtres qui tutoient les anges en somme. Cet être, dont seuls les plus innocents d'entre vous se demandent encore quelle peut-être l'identité, cet être, nous l'avons capturé pour vous, solidement arrimé à une vieille planche de bois et ramené au 32 place Jean-Baptiste Clément... notre nouvelle cellule de l'IEPRBDCH ainsi créée, un troisième larron s'y joignit, larron dont l'atypisme caractérisé laissait raisonnablement à penser qu'il ne manquerait pas non plus de connerie...
l'attelage enfin constitué, il ne nous reste plus qu'à sabler le champagne, en vous prévenant :

"Mesdemoiselles, messieurs,
Vous avez l'honneur et le privilège d'assister à la naissance d'un monument littéraire, pilier du journalisme d'investigation érigé à la gloire de la connerie humaine. Notre fine équipe de rédacteurs s'est en effet donné pour objectif de suivre au jour le jour les aventures (rocambolesques) de 3 individus qui, il faut bien le dire, ne manquent pas de connerie. Au fil des notes, vous découvrirez comment, par un état d'esprit irréprochable, ils ont su repousser toujours plus loin les limites de l'insondable bêtise humaine. Vous aurez le droit à des instantanés de connerie, des résumés de connerie, des épopées de connerie, du concentré de connerie."